L'atelier de Musarde

Ici je laisse des traces qui me rassurent... Cliquer sur les images pour les agrandir.

mardi, août 25, 2009

Le journal de Musarde revient

Dès septembre le blog du Journal de Musarde reprend du service, il a un nouvel hébergeur et après quelques réparations il est opérationnel.

lundi, juin 08, 2009

Journal de Musarde

http://www.muzarte.net/ Le blog du Journal de Musarde est en panne, il attend d'être transféré vers un nouvel hébergeur, on peut toujours le consulter mais il est inactif jusqu'à nouvel avis.
Désolée du peu.

vendredi, mars 16, 2007

Tempo errant

Encre de Chine sur papier de riz, marouflé sur contreplaqué, 113 x 92 cm

lundi, février 26, 2007

Les oeuvres terminées et exposées

http://www.muzarte.net/blog/?page_id=37
C'est la page de la galerie virtuelle du Journal de Musarde. C'est là que vous pouvez retrouver les toiles achevées (en principe) que vous avez un peu suivies en cours d'exécution sur ce blog.

La plupart de ces toiles sont actuellement exposées à la Villa Dutoit, à Genève, jusqu'au 11 mars.

jeudi, février 01, 2007

samedi, janvier 20, 2007

Les choses comme elles sont

C'est vraiment trop petit, je ne sais plus comment gérer l'espace et ça coupe la dynamique des enchaînements. Les murs sont dans un matériau très tendre, je peux planter les clous et les enlever sans marteau. Difficile de gagner de la place. Chaque fois il faut attendre le temps de séchage pour mettre les toiles à la verticale. Moi qui suis déjà un papillon, je ne sais plus dans quelle fleur me perdre et c'est moi que je perds en cours de route.


Ici je tente de retrouver la qualité de la rouille, il faut reprendre le fond pour lui donner de la vie.


Là c'est aussi la rouille, mais ça ressemble un peu à une croûte comme j'en avais sur les genoux quand j'étais môme... la croute! peut-être qu'en forçant les bleus en surface, je vais rattraper...



Celui-là n'existe plus, il a été recouvert hier, je ne pouvais plus évoluer avec la marque foncée du premier tiers supérieur gauche. Je ne trouvais pas la suite et en l'état je le jugeais insuffisant, ennuyeux. Après ce couac, j'ai eu beaucoup de peine à continuer, je me sentais vraiment coincée. Je ne voyais plus que faire. J'ai passé une huitaine de jours en stand by complet. Ça ressemble bien à la libido, même processus... quand ça marche bien j'en redemande et quand ça échoue la motivation se désagrège. La mise en route devient alors lourde et douloureuse. La machine à coups de pied au cul n'y change rien, ça ne se peut, c'est tout. Alors il faut ruser, se redonner goût à la vie, m'activer où au contraire ne rien faire, mais me faire plaisir. Il n'y a pas d'autre méthode pour séduire une muse. Après quelques balades et quelques jours d'activités utiles également, le désir de maîtriser la matière me revient.

Cette partie artiste que je porte en moi, ma subpersonnalité artistique ne m'habite pas toute entière, je ne suis pas qu'une artiste. S'identifier totalement à ma personnalité artiste me rend malade, me dévore. Ces heures à respirer les vapeurs de térébenthine (je me suis achetée un masque pour les nettoyages à grand bain)... le chauffage au pétrole dans l'atelier... Parfois quand je travaille plusieurs jours de suite, ma voix se voile et j'ai l'impression d'être entrain de pourrir ma santé, ma partie saine n'aime pas ça mais l'artiste s'en moque. L'artiste se fiche également d'avoir une vie régulière, elle n'a pas d'heure pour dormir ou pour manger. Elle est souvent là très tard le soir... et le corps qui n'est pas si jeune se plaint.

Je ne peux pas concevoir de délaisser mes autres parties.
Je porte également une danseuse exigeante en matière de discipline corporelle, une gitane, une flemmarde et une adolescente rebelle, une aphrodite qui demande des soins délicats, une fille fragile, une mère occupée des besoins d'autrui, et aussi une organisatrice très affairée, une comptable qui souffre, une gouvernante à l'esprit très pratique (je la nomme Gretchen), une diététicienne pas très stricte(elle autorise le chocolat noir), une femme de ménage distraite et fugitive... sans oublier l'écrivaine occasionnelle, la thérapeute qui répare, colmate, donne du sens et la consultante, cette enseignante qui demande sa place (question de fierté)... si j'en oublie, elles se feront connaître tôt ou tard.

Et puis il y a le critique intérieur...
Selon lui, ma partie artiste exigerait presque que je dorme dans l'atelier. Par exemple, il estime qu'à l'heure qu'il est (11h du matin), ce samedi, je n'ai rien à faire devant l'ordinateur... je me sens donc coupable envers cette partie artiste qui m'apporte tant au niveau de l'auto-estime. Je dis dormir à l'atelier parceque je suis un papillon, je l'ai déjà dit, je vais de situation en situation et je m'abandonne au présent, oublieuse de mes propres consignes. Je me perds sans cesse en cours de chemin et comme l'atelier est à une trentaine de mètres de la maison... pas difficile d'imaginer les nombreuses occasions de disgressions. Mais imaginons que je dorme à l'atelier... immédiatement le critique intérieur sauterait sur l'occasion pour s'allier à la danseuse ou à l'aphrodite ou à la comptable ou à n'importe quelle autre partie pour me reprocher de donner toute ma vie à l'art... Je suis obligée de reconnaitre que ce critique s'affaire beaucoup pour améliorer chaque partie, mais il faut lui faire admettre que sa logique est compartimentée. Il n'a pas de vue d'ensemble et il ne peut pas coordonner ma vie.

Ici intervient l'intuition.
Rien à voir avec la logique et les directives. Ce qui est difficile à admettre c'est cette partie de folie qui entre en jeu. J'ai décidé de peindre et je suis assise devant l'ordinateur. Troublant non? Pourtant c'est simple, j'ai terminé à minuit et ce matin je suis crevée. Mon corps dit stop! Mes sensations sont là pour me guider.
- Mais alors, hurle le critique, tu fais n'importe quoi?
-
Oui, réponds-je, pourvu que ça corresponde à la régulation du bien-être et qu'il n'y ait pas une situation d'urgence.
- Mais tu ES en situation d'urgence, s'affole-t'il, tu n'as pas encore ton quota pour la prochaine expo, le temps passe, tu devrais te comporter différemment, tu sais pourtant bien ce qu'est une charette! Réveille toi!
Là, mon adolescente rebelle se rebiffe, la gitane la tient par la main et pas très loin derrière, se tiennent la flemmarde, la rêveuse et la danseuse qui attendent leur heure elles aussi.
- L'adolescente: au diable cette contrainte!
- La gitane: on pourrait se balader, pourquoi tant de travail, profitons de la vie!
- La flemmarde: j'ai du plomb dans les pattes!
- La danseuse: si tu danses tu retrouveras ton énergie!
Et l'organisatrice et la comptable:
- Profitons-en elle est assise, on la tient...

Mais la thérapeute et l'écrivaine entrent en scène:
-La thérapeute: ça souffre par ici? Qu'est-ce qui se passe?
-L'écrivaine: on va éclaircir ça.
- Le critique défait: elle aura fait tout ce travail sans obtenir la moindre reconnaissance!
- La thérapeute: n'a t'elle pas le droit d'être une artiste en cours d'évolution?
- Le critique: elle est trop vieille pour ça, c'est une mauvaise artiste à laquelle personne ne s'intéressera.
- La thérapeute: une femme évolutive et en bonne santé...
- Le critique: c'est vrai, d'autant plus qu'elle a dejà de quoi ne pas perdre complètement la face. Je crois que ça va tout juste aller.
- La thérapeute: il n'y a aucune obligation d'obéir aux projections de ses parents. Sa mère n'a pas réussi à assumer sa carrière de pianiste, elle avait du talent mais pas les fondations pour gérer une carrière. C'est déjà pas mal de boulot pour réconstituer l'histoire de famille avec ses injonctions. La clé tient dans une scène entre la mère et la fille. La fille c'est Musarde, elle a 11 ans, la mère vit mal sa vie de divorcée et sa dépendance à ses propres parents pour survivre avec son enfant. La fille est distraite, rêveuse, elle est indisciplinée, elle n'est pas là où on la voudrait... la mère pleure de désespoir. La fille est paniquée, elle aime sa mère et elle veut la rassurer, la consoler, la soutenir, il ne faut pas que s'effondre son seul soutien, et elle engage sa vie : "je serai quelqu'un, je te le promets, ne t'en fais pas pour moi".

La fille se charge du fardeau que la mère n'a pas pu porter.

Conclusion.
Repos, grand air, ordre, calme et volupté jusquà ce qu'énergie s'ensuive!

Amen.

mercredi, décembre 27, 2006

La croûte


Jubilation passagère

Ça fait un sacré bout de temps que je voulais peindre rapidement, dans une dynamique plus spontanée et il a fallu que j'y sois vraiment obligée pour y parvenir. Je le pressentais bien mais ne pouvais pas m'y décider. J'attendais que cette énergie soit présente et j'ai probablement bien fait. La preuve? ça marche. D'ailleurs à chaque fois que je force les choses, je n'ai pas la sensibilité qui correspond à mon attente et je me sabote. Il y a comme une interdiction de réussir. Je me suis demandé si je ne crains pas tout simplement de réussir. Ça peut paraitre idiot, mais je crois que nous sommes tous plus ou moins confrontés à ce genre question. Qu'est-ce que ça implique de parvenir à ses fins? Bon je n'irai pas plus loin, on voit déjà dans quel terrain psychoteux je m'aventure... En tout cas, rien de tel que de s'engager dans des délais un peu serrés pour se dépasser! Mais malgré ça l'ours vit encore!

Chevauchée nouvelle dans l'atelier















mercredi, août 30, 2006

Temps de latence

Période où il semble ne se passer rien entre un stimulus et la réaction à ce stimulus.

Or moi, j’aime l’action, je me sens vivre bien dans l’effort, c’est en agissant que j’éprouve le sentiment d’existence. Je pèche généralement par dépassement du geste, par exubérance de mouvement. Je conçois trop souvent mon rapport à l’œuvre à la façon d’une lutteuse, pas de place pour les « temps morts » ! Impatience, inquiétude fondamentale, question de tempérament ?Le temps de latence, je n’y avais d'abord pas songé... à force de multiplier les gestes à l’excès, je sature mon propre environnement jusqu’à ressentir l’urgente nécessité de lâcher prise. Cette idée est toutefois plus simple à énoncer qu’à appliquer. C’est dans cette perspective-là que je situe mon cheminement pendant ce workshop.Comment laisser vivre cet intervalle de latence pendant la réalisation de l’œuvre ?Cueillir les fruits du temps sans intervenir sur son déroulement ?Exister sans agir ?Laisser la tache aller à la rencontre de l’espace humide en suivant son allure, sans imposer mon rythme ?Attendre tout le temps qui est dû à la matière pour qu’elle s’exprime complètement ?Pari impossible ?(Genève, Workshop Villa Dutoit, 26 août 2005)

lundi, juillet 24, 2006

Caillou trou

Caillou percé, 50x70, encre de Chine sur papier Arche

Sur le thème du trou

La crêpe, encre de Chine sur papier Arche 30x40 cm

J'adore les thèmes donnés dans les expos collectives parce que ça m'oblige à être encore plus créative. Au début ça me parait toujours impossible. Par exemple L'expo sur le thème de "Narcisse" m'a permis à explorer toute la peinture pré-raphaélite qui est une vraie merveille du genre pompier et de collage en collage, j'ai développé une certaine ingéniosité à dissimuler mes raccords dans des techniques mixtes.
Ensuite le thème du "temps de latence en août 2005, m'a obligé à réfléchir sur mon rapport au temps dans ma façon de peindre, il m'a amené à me rapprocher de la peinture zen, je le souhaitais depuis plusieurs années et je ne pouvais pas imaginer de meilleure situation pour y parvenir. De plus à l'occasion de ce workshop, j'ai réussi à remplir une salle d'exposition en une semaine et c'est une expérience qui m'a apporté beaucoup de confiance en moi, ça m'aide énormément aujourd'hui à diminuer l'anxiété pour préparer les trois expos à venir d'ici février.

Cet automne, c'est une collective sur le thème du "trou"... J'ai commencé par trouver l'idée impossible et ça m'a provoqué une certaine angoisse, celle du trou peut-être. Maintenant, je me suis installée dans ce "trou", avec délectation et je n'ai plus envie de faire autre chose. C'est chaque fois le même processus, je fais un effort douloureux de dépassement de mes peurs et mes blocages puis une fois que j'ai attrapé le sujet par le bon bout, je n'ai plus envie de le lâcher.

Ça a quelques effets pervers. Par exemple, comme il y a une partie de moi qui se doit d'être extraordinaire d'un bout à l'autre de mon existence, dès que j'envisage d'exploiter une trouvaille, il me faut chaque jour traverser une série d'expériences négatives avant de m'accorder le droit de jouir du fruit de ma recherche. C'est comme une sorte d'échauffement incontournable, pénible et douloureux parce que j'y produit presque toujours du déchet. Dans cette traversée de production d'oeuvre à jeter, mon critique intérieur me dévalorise à fond. Je le subis et je l'endure, je résiste à des remarques persiflantes du style: "tu te sabotes, tu ne sais pas organiser ton travail, ça n'a aucun sens, tu gaspilles du matériel, tu perds ton temps, tu n'y arriveras jamais comme ça, tu traînes sur des ratages en espérant en tirer quelque chose et pourtant tu sais qu'il n'y a rien à faire..." Bref rien que du mauvais et ça fait mal. Ensuite, ma partie combative se réveille et prend les choses en mains, heureusement que je possède cette ressource, sinon ce serait définitivement cuit pour la barbouille. Il y a quelque chose de moi qui ne se rendra jamais.

samedi, juillet 22, 2006

jeudi, juillet 20, 2006

mercredi, juillet 19, 2006

mercredi, juillet 12, 2006

Quelques ingrédients dans la marmite

Là, à gauche, c'est du papier de riz traité à l'acrylique. Je crois que je ne peux pas aller beaucoup plus loin et ça suffit.
Ça pourrait s'appeler "Un silence en or", pour donner des idées à certains...Ça fait dans les 40 x 25 cm, faut que je mesure.


Toujours Amour et Psyché, je me sens intarissable sur ce thème. C'est une acrylique sur bois, la photo est prise sans pied à l'intérieur...
Encore une retouche sur Eros et un coup de vernis mat.

Environ 50 x 65 cm, à vérifier.





Encre de Chine en bâton, je crois que ça y est presque. Env. 30 x 40 cm. Ça pourrait s'appeler "Noseke", par exemple, faut bien que je les reconnaisse et que je les nomme, ce sont mes enfants...





Au cas où on ne s'en serait pas aperçu, c'est encore un "Vestige d'Amour", cette fois sur un carton ravagé par la rage, c'est comme ça que je l'aime. Env. 40 x 50 cm. Celui-ci n'est pas terminé, mais ce sera quand même une ruine, j'y tiens, genre Pompéï.

jeudi, juin 15, 2006

L'atelier le 15 juin



Des cailloux

Hier j'ai pondu une série de cailloux à l'encre de Chine... Ça peut arriver non? Pour les mesures il faudra repasser plus tard, mais je peux publier une photo du mur de l'atelier où ils sont encore accrochés